Néanmoins, il faut détruire Carthage

[su_quote]Néanmoins, il faut détruire Carthagei [/su_quote]

 Le but de cette analyse n’est pas de semer la haine ou l’hostilité nationale, c’est l’ensemble des idées et des faits, concernant les relations entre l’Arménie et L’Azerbaïdjan, leur avenir et leurs développements futurs. Pendant cette analyse grâce à l’aperçu historique on essayera de comprendre les causes de la création d’un État appelé l’Azerbaïdjan, les conséquences, nos problèmes actuels et nos tâches. On essayera aussi d’apprendre les leçons des événements d’avril, en les analysant sous l’aspect politique et militaire (l’auteur n’est pas théoricien militaire et ce n’est pas l’analyse des opérations militaires).

L’aperçu historique

Le territoire d’Azerbaïdjan actuel comprend Aghbanie historique, les provinces de Haut-Arménie Outik, Paytakaran et en partie Syunik et Ayrarat, mais le toponyme Azerbaïdjan, qui était le nom historique de la contrée nord-ouest de l’Iran, ne s’est pas répandu dans le territoire actuel jusqu’à 1918. Le nom de ce territoire est la version arabe de toponyme perse Adarbadagan, qui correspond à la forme de moyen-perse Aturpatakan. La République démocratique d’Azerbaïdjan en comprenant les régions de l’Albanie du Caucase Aran et Chirvan, était formé en mai 1918, quand en Transcaucasie, séparée de l’Empire russe se sont formés la République d’Arménie, de la Géorgie et de l’Azerbaïdjan et à l’aide des forces, dirigé par Nuri Pacha (le cousin de Enver Pacha) le parti Müsavat s’est établi dans cette zone géographique. La République d’Azerbaïdjan a existé jusqu’à le 28 avril 1920, lorsque le régime soviétique a été créé ici. Jusqu’à 1920 les azerbaïdjanais étaient connus sous le nom Turcs ou Tatars du Caucase.

Quel était le but de la création de l’Azerbaïdjan et quel est son rôle? Durant la première décennie du XXI siècle les panismes se succèdent en Turquie, qui étaient essentiellement liés à la chute de l’Empire ottoman, à la crise d’identité de peuple dominant des Turcs. Pour les arméniens, peut-être les idées de panturquisme et de Vatan (la patrie) étaient les plus douloureuses et dangereuses. D’abord on a prévu de rassembler tous les peuples turcs pour créer l’État, à partir de l’Asie Mineure (qui comprenait aussi l’Arménie occidentale), puis à l’aide de l’Arménie orientale, des Atropatènes iraniens, russes et du Caucase du Nord créer Touran en reliant avec les tribus turques d’Asie centrale, en arrivant en Chine et jusqu’à l’Altaï. Mais le problème est ce que ces tribus turques n’étaient pas dominantes et surtout titulaires ailleurs, à l’exception de la Turquie. C’étaient les groupes de personnes ayant un niveau faible de perception culturelle et de pure identité linguistique et religieuse, même ils n’avaient pas de noms ethniques et ils prenaient souvent le nom de lieu: par exemple les Turcs du Caucase, les highlanders, les habitants d’Asie Mineure etc. Le gouvernement des Jeunes-Turcs avait perçu parfaitement ce problème, qui a entrepris la création de l’Etat pour ces unités tribales, souvent complètement artificiel et sans fondement (même après la chute du régime des Jeunes-Turcs quelques représentants continuaient cette affaire déjà en place: Enver, Jemal et d’autres).

Ainsi, il faut comprendre que l’Azerbaïdjan a reçu la formation d’État à l’intervention active des dirigeants politiques de la Turquie pour réaliser ses ambitions et ses buts politiques, on a fait tout ça pour le pouvoir turque et la multiplication de l’influence.

Cependant il existe quelques autres aspects en cas de l’Azerbaïdjan. En particulier en donnant le nom Azerbaïdjan à la République, on poursuivait le but politique assez grave, on voulait se produire avec la prétention à l’égard de la République islamique d’Iran (avec une partie d’Azerbaïdjan iranien ou du Sud) et montrer que Syunik d’Arménie, Nakhichévan et Artsakh, étant peuplé dans une certaine mesure par les Azerbaïdjanais (dans ces années leur nombre était assez grand) et en se trouvant entre les deux pays frères,étaient militarisés par les Arméniens et ils sont le clou dans le centre de la Turquie. D’autres actions militaires avaient l’intention d’éliminer ce clou. Mais durant les batailles de Mai les Arméniens ont défait des unités élites de l’armée turque et on les a jeté hors de l’Arménie orientale, ils ont montré qu’actuellement l’occupation de l’Arménie par la force est indisponible pour l’armée turque. Dès cela, naît le plan d’encerclement d’État de l’Arménie, d’affaiblissement petit à petit et de destruction peu à peu: la Turquie, à l’ouest, l’Azerbaïdjan, à l’est, doivent presser la résistance des Arméniens et conquérir l’Arménie grâce aux actions économiques et militaires. Il ne faut pas présenter en détail les dangers de ce projet pour les Arméniens, pour la conclusion il faut noter que ça signifierait la fin de l’existence physique du peuple arménien.

L’état actuel

L’aperçu historique a pour but de présenter les plans de nos adversaires pendant l’existence de la Première République pour montrer qu’aujourd’hui leurs plans ne se sont pas changés essentiellement, l’Azerbaïdjan et la Turquie continuent leur blocus économique et politique, leur falsification culturelle et politique et bien sûr, les préparatifs de revanche militaire.

Mais la corrélation des forces a changé: auparavant nos forces étaient suffisantes seulement pour la protection de la capitale, mais la bataille de l’Artsakh a confirmé que nous sommes capables de libérer les régions occupées de la patrie et ce que le plus important, notre psychologie s’est changée aussi. Nous ne sommes plus le peuple, qui a survécu au génocide, mais nous sommes un pays victorieux de la guerre, qui est protégé par la seule armée victorieuse de CEI.

Maintenant, dans cette situation nous allons essayer de préciser le but de deux États arméniens et la logique des actions actuelles.

Peut-être c’est la remise du statu quo, de la situation actuelle avec l’observation de la parité militaire et politique. A mon avis cette approche n’est pas juste, parce que dans les conditions du régime actuel notre économie et les ressources humaines n’assurent pas la croissance nécessaire et année par année nous restons en arrière de l’Azerbaïdjan, alors que ce dernier renforce sa position de plus en plus. Il paraît que le statu quo est en notre faveur, mais en réalité le temps agit contre nous.

La Guerre d’Avril

En revenant sur la Guerre d’Avrilii présentons ses raisons et ses résultats. L’Azerbaïdjan a besoin d’une chance, comme Sadate dans «la guerre du Kippeur»iii, pour servir la société libre de leurs propres pertes et de signification réelle de l’acquisition. D’ailleurs, il y avait aussi un problème purement militaire, comme le générale A. Ter-Tadevosyan présente, c’était «une exploration avec le combat» où à l’aide des actions militaires, actives l’adversaire éprouvait notre capacité de défense. Mais le scénario est complètement détruit grâce à l’obstination, à la bravoure et au dévouement des soldats de l’armée arménienne, qui était un peu inattendue. Mais l’armée azerbaïdjanaise, malgré quelques acquisitions, a payé très cher, et nous avons gagné du temps pour le reclassement des positions avec le sens propre et figuré.

Malgré des équipements modernes d’Azerbaïdjan, la Guerre d’Avril a prouvé, que la parité reste encore et que l’un des deux pays ne peut pas réaliser une victoire éclair avec les ressources actuelles. Mais elle a prouvé aussi que la partie azerbaïdjanaise n’a pas seulement renoncé à ses idées expansionnistes, mais tout le contraire. Il enflamme la situation à l’aide de la guerre périodique et sans arrêt il essaye de signer à blanc les forces arméniennes, l’arménophobie et en rendant l’arménophobie la politique étatique, il éduque une génération sans précédente arménophobe, en se préparant résolument à la revanche.

La grande guerre était inévitable, voilà ce que les événements d’avril ont montré. Aujourd’hui ou demain cette guerre sera, parce qu’il y a une situation la plus négative de conflit, le contraste des besoins vitaux entre nos États. D’une part, c’était l’Arménie avec sa première grande acquisition pendant les derniers 500 ans, avec la victoire de la guerre du Haut-Karabagh, qui était en même temps la question de l’existence physique des Arméniens d’Artsakh, dont le petit risque réalise l’automobilisation nationaleiv (la situation est plus tendue aussi, parce que pour la première fois pendant le dernier millénaire en Arménie il y a une jeune génération avec la mentalité nationale) d’autre part, l’Azerbaïdjan, qui tâche de faire une revanche et de rendre l’arménophobie la seule idée d’État. Au résultat de cette propagande il ne peut pas céder, refuser la conquête de l’Artsakh et ne pas faire la guerre.

Les opinions, que le changement de génération atténuera la situation, sont fausses. Tout au contraire elle deviendra plus recrudescente, car à la différence de leurs prédécesseurs dans les deux pays, les représentants de jeune génération considèrent l’adversaire comme l’ennemi, la génération de ces deux pays se distingue par des idées nationalistes. Donc il ne faut pas vivre dans l’espoir de la paix possible de nouvelle génération.

Donc, la guerre était inévitable et on doit se préparer à cela. Mais c’est seulement un côté du problème, de l’autre côté la thèse populaire, qui affirme que, la situation actuelle est en notre faveur, est fausse. Le blocus, le régime politique non légitime, la corruption, les indicateurs économiques bas et l’influence russe année par année nous rendent de plus en plus faible. Il faut surmonter cette situation difficile non pas avec la lutte de certains partis politiques ou les mouvements sociaux des jeunes, mais avec les mouvements politiques et les changements importants de système politique. L’expérience a montré que le système politique existant est incapable de mener la résonance dure et la lutte persistante. Le système était incapabled’assumer entièrement la responsabilité dans la situation militaire et même il a stoppé la contre-attaque de nos armées. A cause de politique incompétent et craintif il était impossible de parvenir à un changement dans le domaine diplomatique aussi: le 2 avril était un jour idéal pour reconnaître finalement l’indépendance de l’Artsakh, mais on a perdu toutes les possibilités.

Il doit être détruit

La guerre sera, mais il nous faut que, ce soit plut tôt que plus tard. Nous pourrions assurer les conditions vitales pour le développement de l’Arménie seulement en parvenant à une victoire finale dans la guerre prochaine. Durant l’histoire nous avions un différend avec les adversaires plus sérieux et nous avons pu les surmonter tôt ou tard. Ce n’est pas une exception, seulement il est nécessaire de comprendre le rôle et l’importance des actions radicales et de l’agression. La Guerre d’Avril a montré, que le monde équivaut au conflit entre les deux parties, mais nous ne sommes pas égaux. Nous ne parlons pas ici de l’héritage historique et culturel, cela concerne l’énergie de notre société et les ressources des arméniens du monde entier. La tension haute et le recrutement des forces panarméniennes avec le leader solide et légitime, permettront non seulement de parvenir aux victoires nouvelles et écrasantes, mais de trancher le nœud gordien. En effet le signe d’égalité égalise les opérations militaires à grande échelle pour le débutant et le défenseur.

Notre but doit être cette nouvelle forme des frontières de la deuxième République d’Arménie: les traces des frontières orientales se tendent jusqu’à la rivière Koura, au sud-est jusqu’aux côtes de la mer Caspienne et au sud la réalisation du contrôle de la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. A l’est de la Koura l’État Azerbaïdjan doit détruire et au lieu de cet État on créera des institutions étatiques et séparées. Nous devons libérer le territoire, qui se tend dès Syunik vers sud-ouest et fonder la troisième République de l’Arménie dans le territoire de Nakhitchevan.

La réalisation de ce but donnera la solution pas de tous les problèmes, mais elle réunira les conditions nécessaires et suffisantes pour la solution de la plupart. Cela peux sembler imaginaire, mais ce n’est pas le plan des actions militaires, c’est l’ensemble des buts. Les buts, qui doivent être stockés dans la tête de chaque Arménien, qui donneront la possibilité d’aller dans une direction concrète. Le maximalisme, qui est nécessaire pour nous, au moins dans le domaine de but idéologique.

Le résumé

Ainsi, il est nécessaire de marquer encore une fois, que cette analyse n’avait pas pour but de créer un plan de l’exécution des opérations militaires, de donner la résolution de la victoire et d’assurer le lecteur, que l’Arménie gagnera, même rapidement en cas de la guerre.

L’analyse avait deux buts principaux:

  1. Montrer l’inévitabilité de la guerre future et les dangers de son retardement. Malgré notre avis, la guerre commencera. Les paroles de Churchill sont les meilleures caractéristiques de la situation créée. «Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre». Nous n’éviterons pas de la guerre, même avec toutes les concessions possibles.

  2. C’était un appel adressé à la raison et à la pensée de notre société, un appel de changement de la pensée, du maximalisme et de préparation.

Revenons à notre titre: Caton était l’un des hommes les plus intelligents de son temps, qui ne souffrait pas la férocité, seulement il avait compris, que les intérêts vitaux de Carthage et de Rome sont opposés, que ces deux États ne peuvent pas exister en même temps dans la Méditerranée.v En notre cas c’est le même problème. L’auteur n’est pas avide de sang et il ne veut pas la guerre, mais il comprend que l’Azerbaïdjan ne refusera jamais son but de militarisation de l’Artsakh et de plus, il ne refusera jamais l’idée de l’union avec la Turquie, comme ce dernier. La paix entre nos pays est impossible. Sans la capitulation de l’une des partie, les deux pays et leurs sociétés sont incompatibles (une preuve claire est la cruauté bilatérale durant la Guerre d’Avril et l’antagonisme entre les adversaires), dans le conflit il y a l’opposition des intérêts vitaux, qui ne se résout pas par le compromis.

La solution de ce problème créera non seulement les nouveaux moyens réels pour le développement de l’Arménie, elle éliminera non seulement le principal obstacle extérieur du développement normal de la République, notre principal adversaire actuel dans la région, en assurant la sécurité des frontières du pays, elle diminuera essentiellement et après une décennie elle abolira notre statu de dépendance de «l’allié stratégique». Cela nous permettra d’organiser la vraie renaissance économique, sociale et politique.

La continuation de cette analyse sera présentée à l’avenir avec les esquisses de carte routière des actions.

En terminant mes paroles, je veux souligner, que dans tous les cas l’Azerbaïdjan doit être détruit.

à suivre…


i «Il faut détruite Carthage» (en latin: Carthago delenda est, Ceterm censeo Carthaginem delendam esse) est une locution latine, qui marque l’appel d’un combat acharné et décisif contre l’ennemi. Plutarque attribue ces mots à Caton l’Ancien (l’ennemie tenace de Carthage), qui pendant chaque discussion au Sénat terminait toujours ses discours avec cette expression, libre de leur contenu. Carthage, qui était le plus grand ennemie de Rome, a été considéré par les représentants de l’époque de la pensée politique, romaine, comme le principal obstacle du développement normal de Rome et on voyait la fin de la lutte avec la destruction complète d’une des parties.

ii En général, le terme «guerre», appliqué à l’égard des événements d’avril, n’est pas assez applicable, car la guerre d’Artsakh ne s’est pas encore terminée, mais c’est l’une de ses opérations courantes. Nous croyons, que la meilleure définition c’est «l’action frontale, active».

iii Le président égyptien Anour el-Sadate disait au sujet de «guerre du Kippour» en 1973, qu’il n’avait pas besoin de péninsule entière Sinaï (qui était occupé par les Israéliens grâce à la victoire écrasante dans la guerre), il avait besoin d’un kilomètre carré de terre de Sinaï. On l’argumentait par les sentiments apatiques en Egypte, concernant la défaite dans la guerre précédente, mais la petite chance pourrait donner les ailes aux Egyptiens.

iv L’automobilisation-l’auteur emploie ce mot pour décrire la mobilisation universelle et volontaire, en cas de l’absence de mobilisation officielle.

v Pour ne pas pécher devant la justice nous soulignons, que durant la même période à Rome il y avait un point de vue géométriquement opposé, qui incarne le mieux Skipion l’Africain(le vainqueur Hannibal et l’envahisseur de Carthege), qui selon la tradition sur les ruines de Carthage, occupée par lui, disait en pleurant, que c’était aussi le débat de la fin de Rome, parce que la Rome a perdu le stimulant principal de développement et du progrès, en perdant son principal adversaire.Mais en notre cas, la situation est différente. Dans la situation actuelle l’adversaire principal de l’Arménie est l’Azerbaïdjan, main en tenant compte des particularités de nos voisins occidentaux, à l’avenir leur nombre s’accroîtra. Donc l’observation de point de vue de Skipion est sans importance ici.

i «Il faut détruite Carthage» (en latin: Carthago delenda est, Ceterm censeo Carthaginem delendam esse) est une locution latine, qui marque l’appel d’un combat acharné et décisif contre l’ennemi. Plutarque attribue ces mots à Caton l’Ancien (l’ennemie tenace de Carthage), qui pendant chaque discussion au Sénat terminait toujours ses discours avec cette expression, libre de leur contenu. Carthage, qui était le plus grand ennemie de Rome, a été considéré par les représentants de l’époque de la pensée politique, romaine, comme le principal obstacle du développement normal de Rome et on voyait la fin de la lutte avec la destruction complète d’une des parties.


1.«Անվար Սադաթ-X» սցենարը – http://hetq.am/arm/news/67385/anvar-sadat-x-scenary-kam-inchi-masin-e-lrum-levon-ter-petrosyany.html:

2.#ԷլեկտրիկԵրևանhttp://bit.ly/2c81KlB:

3.Իրանական Ազարբայջան և ազարիներhttp://bit.ly/2c99FyQ:

4.Անվտանգության գոտու հիմնահարցը արցախյան հակամարտության համատեքստում. մաս 4-րդhttp://bit.ly/2bYYEWf:

5.Պլուտարքոս, Կատոն կրտսեր:

6.Тит Ливий, История от основания города.


Auteur: Areg Kochinyan. © Tous droits réservés.

Traduit par Lilit Harutyunyan.


LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here