Présentation du Rapport 2018 sur l’état de la Francophonie

« La stratégie de la Francophonie numérique vise à contribuer à l’émergence d’une société de l’information démocratique, inclusive, ouverte et transparente qui favorise la diversité culturelle et linguistique et l’intégration de la Francophonie dans l’économie numérique*. »

Destiné à être réactualisé tous les deux ans, le Rapport 2018 sur l’état de la Francophonie numérique est rédigé par l’Institut du droit de l’espace et des télécommunications (IDEST) et la Chaire Unesco « Pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement » de l’Université Bordeaux Montaigne. Le présent rapport fait ressortir les questions récentes liées à l’édification de la société de l’information, particulièrement celles qui ont émergé depuis 2016, tout en regroupant les statistiques et les progrès accomplis
au cours de la période 2017-2018 et met en perspective le chemin à parcourir par les États et
gouvernements membres de la Francophonie, avec l’appui de l’OIF et des opérateurs
spécialisés.

Le Rapport comprend 4 chapitres mettant principalement en relief le monde numérique en 2018, sous l’impulsion de l’hyperconnectivité des territoires et des nouvelles applications apportées par un afflux continuel d’innovations. Les statistiques relatives aux politiques numériques des pays citées dans ce rapport montrent que les progrès sont marquants chez plusieurs pays membres de l’OIF mais il existe toujours la nécessité de faire des efforts.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le français est la 5e langue la plus parlée dans le monde avec près de 300 millions de francophones dans le monde. Selon l’étude actualisée en avril 2018 sur la présence de la langue française dans le cyberespace, le français, toutes applications confondues, serait la quatrième langue de l’Internet (6,8 %), derrière, respectivement, l’anglais (27,36 %), le chinois (10,41 %) et l’espagnol (9,83 %). D’autres sources, tel le graphique « Les langues que parle Internet » élaboré par la firme Statista, considèrent que plus de 50 % des sites web les plus populaires dans le monde sont encore anglophones en 2017.

S’appuyant sur le fait que le numérique s’impose comme un domaine et un outil des relations internationales, le rapport identifie quelques bonnes pratiques de l’espace francophone qui ne sont pas très exhaustives, mais elles reposent sur des orientations qui, pour la plupart, ont été validées par les grandes organisations internationales. Par exemple, la plate-forme en ligne pour le réseau des femmes entrepreneures de la francophonie (REFEF). L’accès à une connexion de qualité peut aussi faciliter l’acquisition de connaissances grâce à l’enseignement à distance ou aux formations en ligne ouvertes à tous (FLOT). Les initiatives telles que l’école 42 en France ou l’école Tumo en Arménie pourraient inspirer les acteurs du continent, voire au-delà, tant les bonnes pratiques méritent d’être partagées. Il s’agit également du développement des infrastructures, de la fourniture des réseaux, des services ainsi que des applications, de la création et de la circulation de contenus.

Le rapport met l’accent sur le double enjeu du numérique pour la Francophonie : premièrement c’est un domaine de coopération pour les pays membres de l’espace francophone qui ont la possibilité d’échanger et de partager leurs connaissances et leurs expériences proposant en même temps des solutions aux nombreux défis posés par la société de l’information. Deuxièmement, le numérique est un outil fantastique pour la défense et la promotion de la diversité culturelle et linguistique.

Shushanik Makaryan

* Extrait de la Stratégie de la Francophonie numérique – Horizon 2020

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