Volonté, art, recommencement: Partie 2

Photo:  http://www.oddee.com , https://en.wikipedia.org
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L’art contemporaine[i]comme une victime du mode de vie développé

Comme j’avais promis dans la première partie, j’essayerai maintenant de présenter en détail les raisons d’affaiblissement du module de la volonté en présentant en même temps la crise[ii] de la perception d’art, la manière d’expression la plus éclatante de la création de la volonté. Mais entre-temps, essayerons à venir au dénominateur commun.

En 1750, l’académie de Dijon avait déclaré un concours des ouvrages philosophiques sur le thème «Est-ce que la montée de l’art et de science a contribué à la confirmation de la moralité et au progrès en général?», auquel, entre autres, participait aussi le grand penseur Jean-Jacques Rousseau. Il a été l’un des premiers qui a essayé d’examiner le développement de la science[iii] et de l’art comme un phénomène indépendant ayant une influence sur le développement de la civilisation humaine, comme la politique ou l’économie. De plusieurs conclusions dans le cadre du thème, j’attache de l’importance à une autre: et la science, et l’art, l’auteur considère de facto comme les moyens de la lutte contre la nature, l’Etat, les tensions et d’autres. C’est-à-dire, Rousseau saisit l’acte de création et de perception (dans le cadre de l’art) comme une expression de la lutte. Les deux des pluseieurs manières d’expression de la volonté de création sont celles de la science et de l’art. Cependant, avec les ressemblances, elles se dinstinguent aussi sérieusement. Fukuyama dans son livre portant le titre «La fin de l’histoire et le dernier homme» mentionne séparément l’art et la science du point de vue de l’histoire générale de l’homme, cependant, il les détache entièrement l’un de l’autre. Fukuyama affirme que si le progrès progressif et continu des sciences naturelles est impossible à de nier qui est peut-être l’un des phénomènes universels et continuels, alors on ne peut pas dire la même chose sur l’art: «Le Parthénon», La Symphonie no 9 de Beethoven, «Le David» de Michel-Ange, «Le Taj Mahal», «La Joconde» sont des perfections créées pendant des siècles avant nous et en aucune façon n’ont pas besoin de progrès ou de développement. Tendis que, tout ce qui à l’époque était disponible uniquement à Galilée et à Léonard de Vinci, actuellement chaque écolier le sait et l’applique. De plus, nos connaissances dans leurs sujets d’études sont extrêmement plus parfaites. C’est-à-dire, si la science est soumise au progrès continu et à la popularisation de ses fruits et elle n’atteindra jamais à la perfection, l’art a une autre voie de développement et une autre logique. D’après moi, l’art a atteint assez souvent à la perfection (d’ailleurs, je crois fermement que si nous laissons de côté les principes religieux, l’art est le point culminant, la catharsis humaine de l’empressement de l’homme à toucher la perfection). Cependant, ses manifestations, sa direction, ses manières d’expressions ont été différentes, mais avec tout cela, on ne peut pas dire qu’il s’est développé. Par exemple, les œuvres d’Homère ne cèdent à celles de Shakespeare en aucune critère objectif, celui-ci ne cède pas non plus Tolstoï, de plus, la comparaison elle-même est déplacée et erronée. Alors que, il est parfois nécessaire de comparer certaines disciplines scientifiques. Néanmoins, dans l’histoire il y a eu des cas, quand l’art, plus précisément, la perception de l’art était en crise à cause du changement de vecteur de volonté ou d’affaiblissement du module de volonté. Les faits de Moyen Âge obscure (chute universelle de l’art, de la culture, de la science, de lumière) s’expliquent par les changements du vecteur de la volonté.

D’après moi, actuellement aussi la perception de l’art se trouve dans une situation critique. Mais la crise de nos jours n’est pas déjà liée au changement de la vecteur de volonté, mais à l’affaiblissement de module de volonté en général. Le 2ème siècle a apporté avec lui un développement sans précédent de la science, de la technique, de la pensée sociale-politique, et à la suite de tout ça, notre vie courante s’est changée. Dans l’histoire de l’humanité, les foules humaines n’ont pas vécu d’une telle vie aisée, calme et assurée comme aujourd’hui. Le mode de vie humaine n’a jamais été si confortable, qualifiée et viabilisée comme aujourd’hui. Maintenant les alentours de l’homme sont beaux, assurés et propres. L’application massive et la consommation de la beauté ont commencé avec l’entrée de la nouvelle génération des disquettes d’information. Aujourd’hui pour la plupart des hommes, écouter, voir et se satisfaire des meilleures représentations, des mises en scènes, de tous les modèles d’art ne valent rien.

Tout cela a apporté avec lui la satisfaction en tranche nécessaire de la sensation de beauté et de l’harmonie. Chez une partie des hommes la paix s’est créée en raison de cette satisfaction, chez d’autres se sont créés les attentes plus capricieuses, qui déjà n’sont pas très liées aux idées classiques sur la beauté. Clairement dite, aujourd’hui l’homme, dans ses alentours, dans le monde qui l’enroule, n’a pas le manque de beauté et donc, n’a pas la tendance de s’approprier de la nouvelle beauté. Tandis que, l’appropriation de l’art a 4 raisons:

  1. Le manque de beauté, donc, la tendance de s’approprier de la beauté.
  2. La manifestation de la protestation, quand la révolte contre les phénomènes existant dans la vie sociale, la plainte contre eux, se manifeste par l’art.
  3. L’affirmation de soi, la recherche et la formation de son propre moi.
  4. L’épuration, la décharge des émotions, de l’énergie intérieure.

En premier cas l’affaire s’est considérablement allégée, et aujourd’hui ni ces besoins sont actuels comme auparavant, ni leur satisfaction est problématique. Les raisons de la réduction de la deuxième sont encore plus intéressantes: à present, à la suite de la popularisation des valeurs libérales démocratiques et de la solennité de la démocratie, même un seul système totalitaire n’a pas resté réel dans le monde. Les autoritaires existants ne sont que des ombres des régimes monstrueux du passé du point de vue de leur pouvoir et donc de leur capacité à réprimer la société. Et, finalement, aujourd’hui le monde est si ouvert, les routes et les autres voies de circulation sont si assurées, les frontières sont devenues si conventionnelles que la majorité absolue des hommes soumis à la violence préfère tout simplement s’en aller de la zone de violence et elle peut le faire. Il n’y a pas de grande torture massive, il n’y a pas de grande injustice massive et quelque institut appliquant d’une manière internationale ces injustices (comme c’était l’église catholique, par exemple, dans les années de l’inquisition). Donc, la diffusion des valeurs démocratiques libérales et de la libéralisation de la pensé publique est désavantageuse pour la perception de l’art, car la manifestation de la protestation n’a pas cette signification défenseuse d’auparavant, et aussi sa manifestation n’exige pas des approches allégoriques, quand on peut critiquer par un texte ouvert. Et la réduction du rôle des points troisième et quatrième et le résultat de l’influence commune de tous les processus cités au-dessus (la libéralisation des ordres, les cours sans cesse d’information, l’excès de la beauté). Je voudrais ajouter aussi, que dans les conditions[iv] de la réalité actuelle il n’y a pas aussi de grande lutte vitale, ce qui possède des conséquences très graves non seulement sur l’art, mais aussi sur la volonté en général, mais sur cela plus détaillé à la suite.

Il y a aussi une série de raisons moins systématiques

Pendant les différentes périodes le sens de la vie était observé de différentes manières sous l’influence des courants religieux ou politiques-culturels du temps. Si chez les romains c’était le romanisme: passer la vie pour la réalisation du bien public et des grandes affaires, et dans le christianisme: arriver au salut de l’âme, donc, actuellement il y a une autre, la tendance du bonheur, au-dessus de tout, au coin de tout la tendance du bonheur[v] est présentée.

Si auparavant le bonheur n’était qu’un résultat et pas un point de mire, par exemple: le Romain n’aspirait pas au bonheur, il aspirait à s’éterniser dans l’histoire et en l’arrivant il était heureux, alors le bonheur lui-même était le but. Et avec cela, ce n’est pas essentiel de quoi résulte ce bonheur, l’essentiel est le bonheur lui-même. Cette formule simplifiée a été soumise à la popularisation et a aboutit inévitablement au primitivisme en associant le bonheur avec l’aisance matérialiste. Sur ce fond il ne peut pas même s’agir des grandes créations ou de lutte, si bien sûr, ce n’est pas la source du bonheur pour l’individu, ce qui arrive très peu, car la grande création et la lutte sont en général liées à la torture.

La culture populaire qui est relativement une des nouvelles acquisitions de la politique occidentale a aussi une influence négative sur l’art moderne. Le seuil de la réceptivité (donc, normalement aussi la qualité) se baisse constamment pour attirer quantitativement un large auditoire autant que possible. Il est important de comprendre les deux raisons les plus importantes de l’émergence de la culture populaire.

  1. La présentation du sujet d’une manière simple et perceptible aux larges couches publiques, normalement, pour avoir une influence de telle ou telle manière sur ce dernier.
  2. L’industralisation d’acte de la création d’art et la transformation en source de profit.

Tous ces problèmes cités qui ont leur manifestation critique dans l’art, en réalité aussi ont une influence plus profonde: j’ai en vue l’affaiblissement du module de la volonté, car tous les phénomène indiqués ci-dessus, la satisfaction, l’assurance, la disponibilité des ressources, la possibilité de la participation automatique aux processus politiques et publics, l’anesthésie de la lutte, ayant une certaine influence sur la perception de l’art, influencent négativement aussi sur le module de volonté (ce qui est plus important).

J’ai essayé de formuler l’image mentale du problème et les sorties proposées dans la troisième partie.


[i] Une forme de la conscience publique, une sorte du travail créateur et de la culture spirituelle de l’homme, une manière particulière de la connaissance de la réalité. La réalité de l’art se reflète esthétiquement, par les images artistiques. L’objet du reflet de l’art est les phénomènes esthétiques, les côtés tragiques ou héroïques, sublimes ou inférieurs et surtout les beaux côtés.

[ii] En géneral dans tout le texte on suppose la crise de la perception de l’art, et avec tout cela le mot crise est utilisé comme l’équivalent arménien du mot international «la crise», (la crise, en ancien grec: κρίσις-un moment critique, une situation où les moyens d’arriver au but deviennent inadéquats, cependant à la suite de la continuation de leur utilisation des situations imprévisibles se créent).

[iii] C’est une forme particulière de l’activité de perception dirigée vers l’appropriation, la précision et la création des connaissances motivées, systématisées, objectives sur la nature, le public et la façon de penser. La base de cette activité est la collection des faits scientifiques, leur renouvellement et systématisation périodiques, l’analyse critique sur la base de laquelle se fait la synthèse ou le résumé des nouvelles connaissances par les scientifiques, qui non seulement décrivent et obsèrvent les phénomènes naturels ou publics, mais aussi laissent construire des rapports de cause à effet, et comme une conséquence, faire une prévision.

[iv] Ici et en général dans le texte nous prenons en vue le monde occidental.

[v] Pour la justice il faut noter que les temps où le romansime était dominant, normalement, on observait les essors des branches de de l’art: la période antique, Renaissance etc.


  1. Жан-Жак Руссо, Избранные сочинения в трех томах, Т.1, Москва, ГИХЛ, 1961

  2. Ф. Фукуяма, Конец истории и последний человек, Москва, АСТ, 2015

  3. Основные направления и течения философии с их представителямиhttp://studme.org/1667011917702/filosofiya/osnovnye_napravleniya_techeniya_filosofii_predstavitelyami

  1. Encyclopaedia Britannica, http://www.britannica.com/


Auteur: Areg Kochinyan. © Tous droits réservés.
Traduit par Lilit Khalatyan.


 

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