Pourquoi étudiue-t-on l’histoire?

La brève histoire de l’histoire et ses leçons

Selon le point de vue le plus rependu, l’histoire est une science sur la race humaine et sur son passé de la vie de cohabitation sociale. A première vue cela exprime l’essence de l’histoire comme une science. Mais le contenu de la question est plus profond qu’il semble. En général nous pouvons constater que l’histoire a paru parallèlement au processus de la création de l’humanité et au cours de son activité il est passé un chemin du développement difficile, de l’évolution graduelle. Dans sa phase germinale le titre principal de cette science était déjà évident c’était le phénomène ayant la caractéristique de la continuité: le Temps. C’est-à-dire de garder, de conserver et de transmettre aux futures générations la plus grande richesse des générations précédentes : l’expérience, et ainsi contribuer au processus du développement continuel de la race humaine. Dès le début l’histoire avait le caractère narratif, c’est-à-dire c’était sous forme des légendes, des mythes, des récits, autrement dit l’histoire était oralement. Avec le temps l’humanité commence à se développer dans tous les domaines de la vie sociale; productif, économique, social, culturel etc. Et dans une certaine période en jugeant par les motifs économiques, l’homme crée les premiers systèmes graphiques. Mais ces systèmes-là n’avaient pas encore d’autres significations et ne s’appliquaient que dans les affaires économiques ou commerciales pour indiquer les mesures de la récolte, du revenu ou de la perte. Après une certaine période les lettres commencent à s’appliquer pour enregistrer les textes culturels. En fait dans la deuxième phase de son développement l’histoire se réalise à la façon écrite, les premiers textes écrits apparaissent comme la description de l’activité humaine dans les différents domaines, réservé sur une certaine chose (conventionnellement sur un papier). Dans cette phase qui continue jusqu’à nos jours (quoiqu’il faut avouer que dans la dernière période, surtout grâce au développement des nouvelles technologies, sont paru d’autres mécanismes pour transmettre l’histoire, par exemple les films historiques, les clés d’ordinateur et autres moyens pareils), parallèle à la transmission écrite de l’histoire sa version narrative continue son existence. En nous basant sur l’insuffisance des possibilités de la mémoire humaine, à l’aide des textes on choisit les événements, les figures, les faits les plus importants de point de vue de l’esprit social temporel, et  on transmet leur information sur le papier. Parallèlement l’esprit de la vie quotidienne et populaire transmet oralement aux générations les faits et les phénomènes qui sont de son point de vue digne de mémoire. Il faut reconnaitre que souvent entre les perceptions socio-politiques, scientifiques et populaires il y a des différences, même des manifestations antipodes.

Ainsi la première et la plus importante raison que nous nous occupons de l’histoire, c’est l’assimilation de l’expérience des générations précédentes dans le vrai sens du mot, et la deuxième raison, c’est la transmission de notre héritage aux futures générations et son enrichissement avec notre activité. Mais une considération importante: en nous basant sur les paradigmes de cohabitation et en général le caractéristique de la différence naturelle aux gens, dans les milieux sociaux différents l’histoire passe des chemins variés du développement. Ainsi, par exemple chez les anciens  peuples orientaux l’histoire n’est restée qu’une information de ce qui est passé. Dans le résultat de tout cela dans l’Ancien Orient la science historique comme un discipline n’était pas encore formé. Pour présenter d’une manière plus détaillé nous pouvons dire que dans l’Ancien Orient ceux qui rédigeaient l’histoire avaient les questionnements suivants: quoi? où ? quand ? C’est-à-dire en informant les événements ils se contentaient seulement en transmettant les informations sur le lieu, sur les personnes et sur la chronologie. Mais ils n’ont pas essayé de mettre à côté de ces questionnements devenus traditionnels les autres, comme  «pourquoi ?», «si»…  En apparence la réflexion sur ces simples questions introduit de graves changements dans l’histoire dans les nivaux scientifiques et sociaux de sa perception.

 A la différence de l’ancienne réalité orientale ces questionnements trouvent leur place dans le milieu grec en laissant leur empreinte sur le processus de la formation du nouveau paradigme de cohabitation  par les Grecs. Comme on sait dans l’époque ancienne le milieu grec a été subi des métamorphoses essentielles, dont le résultat était la création de la civilisation développée grecque. L’une des principales contre-mesures de cela était son attitude envers les innovations. Les Grecs étaient assez sensibles envers chaque innovation. De plus ils encourageaient chaque démarche destinée à la création d’une nouvelle chose, au contraire de l’Ancien Orient ou le seul créateur était Dieu. Et c’est en Ancien Grèce qu’on fait d’essentiels changements dans le style du libellé, de la perception et de la signification de l’histoire. Les Grecs ont déjà commencé à considérer l’histoire  non comme une description  sous  forme des légendes, des mythes, des épopées, mais comme une chaîne éternelle des événements liés l’un à l’autre par les rapports de cause à effet. En jugeant par cette logique les Grecs tentent à expliquer ce qui s’est passé en basant non sur la volonté divine, mais sur l’activité rationnelle humaine. C’était déjà une grande innovation pour l’esprit socio-politique.

Le monde médiéval chrétien est venu pour changer une telle perception de l’histoire, et cela a commencé à être considéré dans les cadres de providence divine. C’est seulement à l’époque de la Renaissance que la version rationnelle de la perception de l’histoire s’est mis à être employée et a continué jusqu’à nos jours. Le philosophe français Saint-Simon et ses descendants indiquaient que l’histoire ce n’est pas une science sur le passé, au contraire c’est une science sur le futur. Ils expliquaient cela ainsi, dans l’histoire tout a un rapport de cause à effet, donc l’histoire est un cycle des événements qui se répètent sans cesse. Si les gens peuvent tirer des leçons nécessaires de ses pages, il sera possible de voir le futur, et dans le cas de la manifestation de la volonté suffisante on pourra même changer son cours.

Nous sommes d’accord sous quelques réserves avec cette opinion susmentionnée, et par cela nous soulevons la motivation qui nous a poussé de nous occuper a l’histoire, c’est l’étude de l’expérience  de l’activité humaine.

A la place de quoi, pourquoi

Nous voulons attirer votre attention sur la différence de deux termes «histoire» et «science historique». L’histoire n’est que la description de ce qui s’est passé, et qui s’est basé sur les témoignages. Ceux qui rédigent l’histoire dans la plupart des cas écrivent les événements dont ils sont informés d’autres sources, où ils étaient le témoin en ne tentant pas de faire l’analyse, la comparaison, ne voulant même pas trouver le lien avec des événements historiques. Dans le cas de la science historique c’est tout autre chose. L’historien quand il s’occupe de l’étude de l’histoire, il ne le considère pas comme une description des événements passés, mais il tente de trouver le rapport de cause à effet, la logique générale du développement des événements, les causes, les conséquences… C’est pourquoi nous ne partageons pas l’avis suivant lequel l’histoire est une science seulement sur le passé et elle n’a pas de signification actuelle. Au contraire l’histoire est une science sur la vraie construction du futur basée sur l’étude du passé. Ceux qui tireront plus de leçons servies par l’histoire, auront la possibilité de créer un avenir aisé, dans tout les cas aujourd’hui aussi nous avons un avenir qui nous se présente à l’aide de quelques «portes». C’est à nous de choisir quelle «porte» ouvrir. C’est la où est caché la mission principale de l’histoire avec son expérience séculaire et de faire un bon choix. La deuxième considération importante est que l’hétérogénéité de la perception de l’histoire provoque un autre grave problème contre lequel les spécialistes se heurtent aussi dans nos jours. Nous ne découvrirons pas un vélo si nous disons que comme les historiographes, les historiens aussi sont les êtres humains, donc ils ne sont pas privés de caractéristique subjective. Autrement dit en enregistrent et évaluant les événements historiques ils se dirigent par leurs propres émotions, par leurs préférences et par les perceptions subjectives du mal et du bien. D’ici naît la doute que ce qu’on a  déjà écrit n’a aucun lien avec la réalité, et ce n’est que le résultat de la perception de l’auteur. On n’exclut pas le fait que l’œuvre peut être écrit par la commande de quelqu’un et dès le début elle est  destinée à la partialité. Telles œuvres sont nombreuses dans l’histoire. Le problème de la spécialité ce n’est pas croire aveuglement à ce qu’on a écrit, mais s’approcher avec méfiance en tentent au moins possible lire les non-dits.

 Les intérêts d’Etat

Maintenant considérons la question au point de vue de la politique national-d’Etat. Il y a un point de vue très rependu d’après lequel l’histoire est une discipline qui serve à la politique. Certes, la formulation est peut-être assez stricte, néanmoins certains traits de la vérité y existent. Il faut comprendre cela ainsi ; une énorme mission est dédiée à l’histoire qui ressort des intérêts nationaux. Autrement dit parfois l’intérêt d’Etat exige qu’on présente les événements historiques d’une manière avantageuse pour lui. Les insistances que c’est la science historique qui en souffre, qui devient machinalement un instrument dans les mains des gens. Nous avons déjà indiqué que la fonction subjective dans la présentation et perception de l’histoire a un rôle très énorme. C’est-à-dire, l’histoire comme chaque chose que font les gens ne peut pas être totalement objective. En ce cas, pourquoi ne pas mettre l’intérêt d’Etat dans la base de subjectivité, naturellement dans les limites autorisées et correspondant à des cercles scientifiques et sociaux du temps. D’autre part il faut accepter le fait que cette histoire a été écrit par nous, donc autant l’histoire sert aux intérêts d’Etat de l’époque, tant ils servent comme une motivation  principale pour créer l’histoire. Nous pouvons constater que le commentaire de l’histoire se présente par les formules différentes. En acceptant la réalité il ne faut pas se livrer à des excès et à des manœuvres absurdes, ce qui est devenu l’une des principales occupations du pays voisin. L’histoire peut et même est obligée de servir les intérêts d’Etat du pays. Mais ce n’est pas très facile. Il faut s’approcher du problème en question très sérieusement pour ne pas avoir le mauvais résultat. En ce cas le résultat peut dépasser toute attente et résoudre le but politique poursuivant. Comme l’Arménie est un pays ayant une riche histoire, nous pensons, que le problème est vite soluble dans le cas de la volonté nécessaire.


Auteur: Hayk Paytyan (Hayk Paytyan). © Tous droits réservés.

Traduit par Izabela Tshagharyan.


 

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