L’égalité des droits des femmes et des hommes. Dans quelle mesure les droits des femmes sont-ils appliqués?

Pour comprendre qu’est-ce que c’est l’égalité des droits, essayons d’abord comprendre qu’est-ce que c’est l’égalité en général. L’égalité suppose un traitement juste et impartial envers les hommes dans les différentes sphères de la vie sociale, indépendamment de leur sexe, âge, nationalité, race ou autres caractéristiques distinctives. Par exemple, l’égalité sociale est un ordre public durant laquelle les membres du public ont une situation pareille dans certains domaines. Son aspect politique est dans l’observation des règles de la gestion publique: le droit de participer aux élections, les règles pour déterminer les dirigeants, leurs droits et responsabilités, leur égalité devant la loi. Du point de vue de l’égalité économique, cela inclut la distribution des biens: le droit du travail, la distribution des ressources, l’égalité des possibilités etc.  En général, l’égalité suppose des possibilités égales. Le sens de cette idée est que  les personnes qui ont les qualifications appropriées peuvent être engagées, c’est-à-dire, les possibilités du progrès de travail aussi doivent être égales et sortir des compétences professionnelles des travailleurs, à l’exclusion de toute forme de discrimination.

Revenons à l’égalité des droits (égalité devant la loi) qui est un principe fondamental du droit, réservé dans le système légal d’Etat intérieur, ainsi que dans celui d’internationale. La Constitution de la République d’Arménie garantit que tous les êtres humains sont égaux devant la loi. L’égalité des droits suppose une mesure égale des droits et des responsabilités, de la liberté sociale de tous les citoyens, un degré égal de responsabilité des hommes devant la loi, en excluant leurs différences réelles, par exemple, la couleur de la peau, la langue, etc. L’égalité des droits exclue aussi les privilèges et les avantages entre les participants des litiges juridiques.

Féminisme

Le féminisme est l’un des mouvements les plus célèbres pour la protection des droits des femmes. Ce mouvement a un but total: définir, développer et arriver à l’égalité des droits politiques, économiques, culturels, sociaux et personnels pour les femmes. Les partisans du féminisme aspirent à l’émancipation des femmes. La signification de ce terme vient d’ici: libération de la dépendance et de la limitation. (L’émancipation signifie la renonciation aux différents types de penchants, la cesse des restrictions, l’acquis ses droits et des responsabilités appropriés. Il existe quelques types d’émancipation: des mineurs, des femmes, des hommes etc.) L’expression «Emancipation de la femme» est créée en 1830, pendant la Révolution de Juillet de France. Peut-être c’est au résultat des mouvements pareils qu’aujourd’hui la femme a un certain nombre de droits: celui d’élire, d’être élue, d’occupation de poste(en cas des postes politiques, avec un effectif concret), etc. Cependant, comme beaucoup de lois, ainsi que de nombreuse définies pour les femmes, ne restent qu’écrites sur le papier et ne sont pas appliquées. Un problème surgit pour comprendre qu’est-ce qu’ont donné ces mouvements, à quoi ont-ils contribué, les lois réservées sont-elles appliquées ou non? Essayons de comprendre.

Dans quelle mesure les droits des femmes sont-ils appliqués dans le monde et en Arménie?

Pendant des années, l’institut de l’égalité des droits est développé. A présent, dans près de 100 pays, les femmes ont le droit d’élire et d’être élues. En Arménie aussi la femme est dotée de ce droit (Le Code électoral de la République d’Arménie, Article 3, Droit électoral égal).

Tous les droits et les responsabilités de l’homme et de citoyen sont inscrits dans la loi fondamentale de l’Etat, dans la Constitution de la République d’Arménie. Actuellement, par l’article 30 de la Constitution de la République d’Arménie, il est défini que les femmes et les hommes sont égaux. En même temps, dans tous les articles du chapitre 2 de la Constitution (Les droits et les libertés fondamentaux de l’homme et du citoyen) des droits sont définis sans la discrimination entre les femmes et les hommes. Les droits de la femme sont protégés aussi par un certain nombre d’actes juridiques internationaux (la convention de l’ONU sur «le droit politique des femmes», le protocole de l’ONU sur «La prévention, interdiction et punition des personnes, en particulier des femmes et des enfants» qui complète la convention «Contre la criminalité transnationale», le traité international de l’ONU sur «les droits civils et politiques», la convention européenne sur «La protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales» du Conseil d’Europe.

Essayons de comprendre dans quelle mesure les lois réservées sont appliquées. Le 57ème article de la Constitution de la République d’Arménie, définit que chaque personne a le droit de choix de travail. Pourquoi la plupart des femmes n’a pas de travail, pourquoi, d’après les données statistiques, le nombre des hommes travaillants est plus nombreux, que celui des femmes. Peut-être la cause en est que les femmes sont principalement engagées dans des activités ménagères, ou les hommes, par la loi inédite, doivent travailler et garder la famille. C’est peut-être la raison pour laquelle la plupart des scientifiques sont des hommes, car ils s’occupent de leur travaille, c’est-à-dire, ils auront la famille ou non, ils travaillent, mais en cas des femmes, seul l’enfant peut devenir une circonstance dérangeante. En 2015, le 46%  des femmes de 15-75 ans, n’a pas eu le travail et n’a pas cherché, car elle était engagée dans des activités ménagères. Près de 45% des femmes de 15-29 ans ne travaillent pas. Cependant, si nous nous basons sur le fait que les femmes constituent la majorité ((55,3%)) dans la série des hommes qui ont reçu l’enseignement supérieur, dans le marché du travail aussi elles devraient avoir une position dominante. Sur 18 ministres du pouvoir exécutif, seuls deux sont des femmes (11%). Au cours des années précédentes, il n’y a jamais eu plus de trois ministres femmes dans le gouvernement.

Dans les organes de justice de la République d’Arménie, dans les tribunaux, le nombre des femmes, en comparaison avec celui des organes du pouvoir exécutif, est plus nombreux: dans chacune des cours de première instance il y a au moins 1 femme juge, dans la cour de cassation 5, dans le tribunal administratif 6, etc.

En ce qui concerne les postes politiques, donc, de ce point de vue, le problème ne consiste pas qu’on donne un poste à la femme, seulement parce qu’elle est une femme. On croit, qu’il serait juste que des personnes possédant des connaissances appropriées et dignes occuperaient des postes, indépendamment leur sexe. Le problème c’est que souvent on n’accepte pas les femmes comme une partie indépendante ou une personne qui est capable de s’occuper de la politique et prendre des décisions, alors que ce point de vue est loin d’être justifié.[i]

Basé sur ce qui précède, on peut proposer

  1. Publier autant que possible histoires de femmes qui ont réussi, peu importe dans quelle domaine elle a été, que ça soit politique, culture, business ou un autre domaine. Cela contribuera que l’idée se développe parmi les femmes qu’elles peuvent réussir aussi bien que ces femmes.
  2. Dans le domaine d’éducation on doit prendre en compte l’idée que la majorité des personnes ayant reçu l’enseignement supérieur, sont les femmes, mais peu entre elles ont le travail, c’est-à-dire, on doit créer des moyens pour fournir un emploi aux femmes diplômées. Par exemple, pour le développement des compétences pratiques, il serait approprié d’organiser des séminaires où on donnerait des informations sur les postes vacants, et jusqu’ à la fin de leurs études les femmes pourraient déjà s’essayer dans ces lieux de travail sur une base volontaire ou créer association publique protégeant les droits des femmes travailleurs qui s’occuperait de clamer ces problèmes et de consolider les forces.
  3. Comme à présent ce sont principalement des hommes dans les postes de l’Etat, et souvent on ne donne pas de telles possibilités aux femmes, au niveau politique la proposition est qu’on aide les femmes qui veulent entrer dans le champ politique. On peut développer la coopération entre les figures politiques féminines, qui aboutira à l’amélioration du travail et à la création de la carrière. En même temps il serait juste qu’en nommant des personnes dans des postes publics, leur sexe ne serait pas pris en compte.
  4. Pour aider les femmes, leur donner un lieu égal aux hommes dans le public, Il serait de mise de créer des associations, des clubs des femmes où les femmes peuvent prendre connaissance des histoires des femmes réussies, des méthodes par lesquels elles y sont arrivées, créer les réseaux de la collaboration et d’entraide etc. Ainsi que de nouveaux bureaux de la protection des droits des femmes.

Si nous complétons la situation, alors le problème est qu’au contraire des différents pays du monde, en Arménie il y a un stéréotype commun qu’il vaut mieux que la femme soit sans emploi, qu’un homme. Mais dans le système éducatif les femmes ont une position dominante quantitative (et souvent qualitative). En fait, on perd des ressources professionnelles importantes. Pour l’amélioration de cette situation le changement de la mentalité est très important. Il faut que le stéréotype se brise que la femme, la mère et même une mère nourrice ne peuvent pas travailler. Au contraire, elles doivent travailler et elles peuvent être de bons cadres et pour l’Etat, et pour un secteur particulier.

Le sens des propositions n’est pas qu’on prenne le travail des hommes pour donner aux femmes. En réalité le problème a deux caractères: social et d’injustice, c’est-à-dire, en Arménie il y a un manque considérable d’emplois et ils ne suffisent pas pour tous les cadres puissants. Cependant, ils sont distribués d’une façon injuste et cette injustice premièrement saute aux yeux quand les femmes qui ont des connaissances et des capacités professionnelles beaucoup plus grandes, sont repoussées dans le plan dernier seulement à cause de leur sexe.

L’Arménie, sans doute, a des acquis significatifs dans le domaine de la protection des droits des femmes, mais la suppression des défauts existants liés à la volonté politique et, dans une certaine mesure, à la nécessité du changement de la génération politique améliorera qualitativement la position de l’Arménie dans le cas des femmes et, en général, dans la protection des droits de l’homme.


  1. Les données statistiques, http://www.armstat.am/file/article/gender_2016_6.pdf, 10.04.2017.
  2. La convention de l’ONU sur «le droit politique des femmes», http://www.arlis.am/DocumentView.aspx?DocID=75463, 10.04.2017.
  3. Le protocole de l’ONU sur «La prévention, interdiction et punition des personnes, en particulier des femmes et des enfants» qui complète la convention «Contre la criminalité transnationale», http://www.un.am/res/UN%20Treaties/XI_7.pdf, 10.04.2017.
  4. Le traité international de l’ONU sur «les droits civils et politiques», http://www.arlis.am/DocumentView.aspx?DocID=18500, 10.04.2017.

[i] Il y a des exemples frappants de femmes politiques dans l’histoire. Si on dit une femme  politique, alors, chez beaucoup de gens, l’image d’Angela Merkel est représentée à la fois: forte, stricte et exigeante. La première femme chancelière d’Allemagne est considérée comme la femme la plus influente au monde. Une des femmes qui est arrivée aux succès, est Margaret Thatcher, la première femme Premier ministre de la Grande-Bretagne, qui est célèbre comme une «Une dame de fer». Parmi les femmes influentes on peut classer aussi Ellen Johnson Sirleaf (elle est lauréat du prix Nobel), qui est élue comme président de Liberia, en 2005, la première fois dans l’histoire du «Continent noir». D’autres exemples des femmes influentes sont aussi Helle Thorning-Schmidt (la première femme présidente de Danemark), Atifete Jahjaga (présidente de Kosovo), et une série d’autres femmes. L’Arménie n’a jamais eu une femme présidente, alors qu’en Arménie les femmes ont le droit électoral depuis le 1921.


Auteur: Julya Galstyan. ©Tous droits réservés.

Traduit par Lilit Khalatyan.


 

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