Manga au Japon et au-delà de ses frontières

Pendant de nombreuses décennies, le manga japonais a été l’un des «patrimoines culturels majeurs» et jouit d’une grande popularité non seulement au Japon, mais également au-delà de ses frontières. Le manga (bandes dessinées japonaises), marqué par sa diversité stylistique et thématique, est une histoire avec des images et des ajouts de texte, qui paraît en format noir et blanc (7,5 x 5 pouces), se lit de droite à gauche, de haut en bas. Il initie les gens à la culture japonaise, à la nourriture, aux vêtements, aux traditions, aux fêtes, devenant non seulement un moyen de divertissement, mais également une carte de visite culturelle du Japon.

Pourtant, les idées de manga sont assez différentes au Japon et au-delà de ses frontières. Hors du Japon, y compris en Arménie, nombreux sont ceux qui mal compennent que le manga japonais est une histoire enfantine basée sur l’amitié, les luttes continues (en particulier celles des Ninja) et les idées héroïques. Cela est dû en grande partie au fait qu’en anglais et dans d’autres langues, seule une petite partie du manga produit au Japon est disponible, et la connaissance des gens du manga vivant en dehors du Japon est directement liée au manga, qui jouit d’une grande popularité et se confond souvent avec l’animé basée sur le manga, Dragon Ball, Naruto, Bleach et à la popularité d’autres histoires.

Peut-être se sont ses racines ou bien le manga est un phénomène moderne qui s’est formé sous l’influence de l’Ouest. Seule la clarification de ces perceptions contradictoires nous permettra de comprendre la particularité du manga japonais, par laquelle il traverse les frontières culturelles de nombreux pays.

 Développement historique et popularisation du manga

Le manga japonais a une riche histoire et ses racines remontent au XIIe siècle, tiré des livres illustrés des moines bouddhistes. Les exemples les plus célèbres de cet art, comme «Caricatures animales» (Choju Giga), sont des manuscrits bien connus décrivant des animaux qui se comportent comme des humains dans différentes situations.

Il existe également des similitudes avec un autre type de roman graphique apparu aux XVIe et XVIIe siècles, l’ukiyo-e, qui est un genre de peintures et de typographie faites sur les textiles et, plus tard, le papier aussi. Comme le manga moderne, il contient des caricatures, des combats sanglants et des scènes érotiques.

Vers la même époque, au 18ème siècle, les livres jaunes ou Kibyoshi se sont répandus, qui étaient de nature satirique et se moquaient principalement des hommes politiques japonais.

Cependant, le mot «manga» n’a été utilisé qu’au 19ème siècle par l’artiste éminent Hokusai Katsushika (1760-1849), qui a mis en circulation le mot «manga» pour caractériser son livre d’images publié en 1814. Le mot lui-même est composé de deux éléments: «man» qui signifie «involontaire» et «ga», littéralement «images» (bien que Katsushika ait utilisé dès le début le mot «man» dans le sens de «capricieux» [1]).

Katsushika Hokusai, «Moines bouddhistes», manga Hokusai, 1814

Il est évident que toutes ces formes d’art graphique présentent des similitudes de style avec le manga moderne, mais la culture occidentale n’a pas été moins importante à cet égard.

L’influence de l’Occident sur le manga a commencé à l’ère Meiji (1868-1912), lorsque le Japon a ouvert ses portes à l’Ouest. En conséquence, à travers les étrangers, le Japon s’est familiarisé avec les bandes dessinées européennes et américaines et, combinant progressivement leurs éléments spéciaux avec leur style graphique, a lancé le manga moderne. À cette époque, le premier magazine d’humour de style occidental, Japan Punch, était publié. Il sortait en 1862-1887 par l’artiste britannique Charles Wirgman à Yokohama. Le magazine contenait de courts récits ridicules à propos de comment les habitants arrivéս de l’Ouest au Japon avaient du mal à établir des relations commerciales et diplomatiques avec les Japonais. Le magazine a eu un impact profond sur les artistes et les écrivains japonais qui s’étaient souciés du processus de modernisation rapide du Japon par l’influence de l’Ouest. Ces derniers, à leur tour, ont commencé à faire des publications similaires, se moquant de la politique menée par le Gouvernement japonais.

Depuis les années 1920, deux types de bandes dessinées sont devenus populaires au Japon:

Les bandes dessinées pour enfants dans les journaux et les magazines que les parents achetaient pour leurs enfants. Ces publications étaient largement influencées par la bande dessinée américaine. De plus, ils contenaient souvent des traductions des bandes dessinées américaines, comme «La Famille Illico» («Bringing up Father») de George McManus ou les histoires de «Félix le chat» («Felix the Cat») de Pat Sullivan, ainsi que des bandes dessinées japonaises basées sur les modèles américain / européen tels que «The Adventures of Little Shaw»

  1. Une série de courtes images politiques pour les lecteurs adultes, tels que «Nouvelles des employés» (Musansha Shimbun), les publications «Panneau de guerre» (Senki) dans lesquelles on ressentait l’influence de l’idéologie marxiste («Workers’ News» et «War Banner»).

Cette division entre manga pour enfants et adultes s’est également maintenue aussi à l’avenir, en devenant l’une des caractéristiques de l’industrie du manga longtemps préservées.

La Seconde Guerre mondiale a été la clé pour le développement du manga, étant donné que son apparence et sa structure actuelles le manga n’a obtenu qu’après la Seconde Guerre mondiale. Au stade précoce de l’après-guerre, le manga a réussi comme un moyen de divertissement bon marché pour le Japon lassé de la guerre. À cette époque aussi (pendant l’occupation japonaise de 1945-1952), le manga se développait sous l’influence de la bande dessinée américaine. Des titres célèbres tels que Blondie, Mickey Mouse, Donald Duck et Superman ont été publiés en japonais.

Au début de l’après-guerre, les mangas ont été publiés sous trois formes principales:

  1. Présentations photographiques (kamishibai) – En 1946-1948, des spectacles ont commencé à être mis en scène dans tout le Japon. À l’aide de ces cartes, le narrateur les lisait et présentait à travers des récits théâtraux. Ces présentations ont joui d’une grande popularité jusqu’au début des années 1950.
  2. Manga à louer (kashihonya) – La deuxième forme de manga qui a contribué à la diffusion du manga, était la création de magasins de location de livres, qui rendait le manga accessible au grand public. Les mangakas (auteurs du manga) écrivaient pour des livres et des magazines pouvant être loués à 10 yens pour deux jours.
  3. Livres de manga (yokabon) – Il s’agissait de petits livres vendus dans les librairies de rabais (zokki) et les magasins de jouets d’enfants et coûtaient environ 15 à 20 yens [2].

La production de manga a atteint un nouveau niveau dans les années 1950 et 1960, grâce à Osamu Tezuka, connu comme le «dieu» du Manga. Son «Ambassadeur Atom» (Ambassador Atom), plus tard renommé «Astro Boy», a joué un rôle décisif dans le développement du manga. Par la suite, une série de la même nom d’animée a été réalisée sur cette base, devenant la première série télévisée d’animation japonaise bien répandue. Astro Boy est rapidement devenu (et continue d’être) un héros bien-aimé non seulement au Japon, mais également au-delà de ses frontières.

Grâce à Astro Boy, le format anime [3] au Japon a également atteint un nouveau niveau. L’anime était basé sur des histoires de manga largement utilisées, mais cela ne veut pas dire que l’inverse n’est pas possible. Sa preuve frappante est Pokémon, qui, dès le début étant un jeu d’ordinateur, a paru plus tard dans d’autres formats de médias, y compris sous forme de manga.

Dans les années 1980 et 1990, le manga est devenu populaire (courant dominant) et avait été lu par presque tous les groupes d’âge. Au cours de cette période, le manga s’était également répandu dans le marché mondial. Mais il ne serait pas possible d’imaginer sans l’animé, qui est fortement corrélé avec le manga dans la diffusion mondiale de l’art visuel japonais. Après la diffusion de Akira (au Japon en 1988 et en 1989 aux États-Unis) et de Ghost in the Shell (1995 World Broadcast) (tous les deux sont basés sur le manga), les animes et les mangas japonais ont commencé à attirer plus que jamais l’attention de public mondial.

Au début des années 2000, l’industrie du manga a cessé de se restreindre aux maisons d’édition japonaises (K¯odansha, Sh¯ueisha, Sh¯ogakukan). De petits fournisseurs et éditeurs transnationaux de mangas ont également été établis (Tokyopop, Viz Media and Seven Seas Entertainment). Ces développements ont également réduit à l’émergence du manga en langue anglaise OEL (Original English-language), qui se crée par des artistes non japonais. Le manga s’est également déplacé vers l’arène en ligne lorsque les entreprises japonaises ont commencé à proposer la version en ligne de leur manga, ce qui leur a permis d’élargir leur public. De ce point de vue, les sites tels que Mangafox.com, www.mangapanda.com, qui fournissent des traductions d’histoires de manga, sont presque également importants, de plus, les traductions sont presque synchronisées avec la publication d’origine.

L’ouverture de la faculté de manga à l’Université Seika de Kyoto de 2006 parle aussi de la «reconnaissance officielle» de manga, qui était la première de son genre.

La diffusion du manga en Arménie

Les traditions du manga et de l’anime japonais en Arménie sont relativement nouvelles. L’introduction à la culture graphique japonaise a commencé dans les années 1990. Au début, le public arménien (principalement les enfants et les adolescents) ne différait pas l’anime japonais des autres dessins animés, et on avait l’impression qu’il était destiné aux enfants et peu de gens connaissaient l’existence du manga. Cela est dû en grande partie au fait que les séries animées diffusées à la télévision – Sailor Moon, Candy-Candy, Pokémon, Maple Town [4] ont été destinées au public âgé de 12 à 18 ans.

Aujourd’hui, le public principal de l’anime et du manga japonais en Arménie consiste aux personnes entre 13 et 28 ans, considérant qu’au début des années 1990, le public, connaissant l’anime encore dès son plus jeune âge, est déjà adulte et il se révèle également des genres d’anime et de manga destinés aux autres groupes d’âge plus matures.

Il convient de noter que l’anime en Arménie ne s’est probablement popularisé que dans les années 2000 avec la multiplication des séries animées de Naruto, tandis que l’introduction du manga a commencé grâce à l’accès à Internet et aux réseaux sociaux. On peut trouver aujourd’hui des livres de manga dans les librairies, bien que le marché soit encore restreint, et diverses versions d’anime et de manga en arménien (principalement des traductions de fans) sont disponibles sur divers réseaux sociaux, notamment sur Facebook et VK, ainsi qu’un certain nombre de pages de fans où les fans partagent leurs impressions et leurs opinions sur tel ou tel manga / anime.

Ainsi, le mot «manga» en Arménie a également commencé à être perçu et utilisé comme une caractérisation de bandes dessinées paraissant au Japon, mais comme nous l’avons déjà mentionné, ces perceptions sont très différentes au Japon et au-delà de ses frontières: au Japon, le manga (kanji: 漫画; hiragana: まんが; katakana: マンガ [5]) définit à la fois la bande dessinée et les animations, tandis qu’en dehors du Japon, il est utilisé exclusivement pour l’arrangement de romans graphiques parus au Japon.

Typologie et caractéristiques principales du manga

Le manga a plus de 30 genres et sous-genres (horreur, policier, comédie, drame historique, etc.) qui se distinguent par leur style et leur contenu, et révèlent la diversité de l’insertion thématique et des lecteurs. Les bases de segmentation sont nombreuses, mais l’une des plus grandes divisions est la séparation des principales espèces de manga par sexe et par âge: Shone (pour les garçons de moins de 18 ans), Shojo (pour les filles de moins de 18 ans), Jose (pour les femmes adultes, les filles), Seine (pour les hommes), qui sont détaillés dans le tableau ci-dessous.

Typologie du manga. Formes principales
 

 

 

Kodomo-muke manga

C’est un style graphique plus «mignon» pour les enfants. Il a d’abord été influencé par les dessins animés et les bandes dessinées de Disney, en particulier après la Seconde Guerre mondiale. Les exemples les plus remarquables du manga Kodomo-muke sont «La Nouvelle Île au trésor» d’Osamu Tedzuka (Shin Takarajima-1947) et «Astro Boy» (Tetsuwan Atomu (1952-1968)).
 

 

Shōnen manga

(Sh¯onen manga)

Manga pour garçons de moins de 18 ans avec une grande variété de genres – sports, science-fiction, horreur et plus. Les acteurs principaux sont principalement des hommes. Le manga Shōnen était très populaire dans les années 1960. Il est principalement publié dans les magazines spécialisés (Sh¯onen Jump) et se réédite dans des tankôbons [6] (en volumes séparés). Les exemples les plus célèbres de manga Shōnen sont Dragon Ball (1984-95), Slam Dunk (1990-96), Naruto (1999-2014).
 

 

Seinen manga

Il est destiné aux hommes de plus de 18 ans. Cela ressemble beaucoup au manga shonen (sport, politique, science-fiction) de côté de l’insertion de genre. Les exemples les plus célèbres de manga de Seinen sont Berserk, Ghost in the Shell (1989 – 1990).
 

 

Shōjo manga (Sh¯ojo manga)

Il est destiné aux filles de moins de 18 ans. Il couvre tous les genres, du drame historique à la science-fiction. Le manga Shōjo a prospéré dans les années 1970. Takeuchi Naoko, fondatrice de Sailor Moon (1992–97), est l’une des artistes les plus en vue de Shōjo. Comme le manga Shōnen, Shōjo paraît également dans des magazines spécialisés (Ribon) et se réédite dans des tankôbons.
 

 

Josei manga

Il est destiné aux filles de plus de 18 ans et pour les femmes, et il se ressemble au manga Shōjo avec ses caractéristiques principales. Les exemples les plus célèbres de Josei manga sont Loveless de Yun Kōga et Paradise Kiss de Ai Yazawa.
 

 

Gekiga

Le mot est composé de deux éléments: «geki» qui signifie littéralement théâtre et «ga» – une image [7]. Ainsi, «Gekiga» signifie un manga théâtral avec des personnages plus de haute qualité et réalistes. Le terme a rapidement été adopté par les professionnels japonais qui ne souhaitaient pas que leur travail soit identifié au manga. Gekiga diffère des mangas habituels non seulement par son sujet, mais aussi par son style de dessin. Dans les années 1960, les enfants qui lisaient des mangas d’après-guerre étaient déjà adultes et étaient à la recherche de nouvaux mangas basés sur des histoires réelles et avec des personnages réalistes. Contrairement au format manga d’après-guerre, les personnages de gekiga ne sont pas toujours immortels et ont une durée de vie limitée. Le thème de la mort est progressivement introduit dans le gekiga. Ninja bugeich ¯o («Tortues Ninja», 1959-1962), Kamuiden (1964-1971), sont des exemples remarquables.

Outre sa variété de genre, le manga japonais se distingue également par sa structure et son format. Le manga n’a obtenu son apparence actuelle qu’après la Seconde Guerre mondiale. Traditionnellement, il était publié en format noir et blanc, et non sur le papier de la plus haute qualité (à cause de la situation économique et de la restriction de ressources) et conserve cette apparence jusque maintenant, bien qu’au début ou à la fin des chapitres de manga, on peut trouver souvent des pages colorées. En ce qui concerne la structure du manga moderne, le rôle d’Osamu Tedzuka est inestimable ici. Jusqu’à sa mort (1989), Tedzuka a apporté des changements significatifs au monde du manga. Selon Natsumi, qui étudie le travail de Tedzuka, la révolution la plus importante de «dieu du manga» était le changement des panneaux de manga, de leur disposition, ainsi que l’humanisation des personnages. Avant Tedzuka, peu importe qu’il s’agisse d’un manga composé de 4 panneaux ou des histoires plus longues, la lecture du manga était unifiée. Le premier panneau à lire se trouvait toujours dans le coin supérieur droit, après quoi il fallait descendre le long de la colonne, puis passer à gauche, comme dans le cas des livres japonais qui se lisent de droite à gauche, verticalement de haut en bas, contrairement aux livres occidentaux, qui sont construits de gauche à droite, dans la direction horizontale. Tedzuka assumait toutefois que le manga est plus proche du film que de la littérature par son impact visuel. Pour cette raison, il a introduit dans le manga des techniques de peinture horizontale, en partant du coin supérieur droit pour aller horizontalement en haut à gauche. Après la diffusion de cette idée, Tedzuka a également modifié la taille des panneaux pour souligner les scènes les plus importantes, augmenter la degré de précision du manga et introduire des formes du corps en trois dimensions.

Grâce à lui, se sont également répandus les personnages aux grands yeux et au regard charmant, typique aux personnages de Disney, qui sont l’une des caractéristiques principales du manga. Les personnages du manga sont plus réels, humains. Ils ont leur propre caractère, charisme, particularités, ce qui permet au lecteur de suivre l’évolution des personnages, de comprendre leurs émotions et de les percevoir comme de vrais personnages humains.

Dans les mangas japonais, la composante texte est moins que dans les bandes dessinées. L’accent principal est mis sur les images visuelles (il est plus facile et plus rapide à lire, en moyenne 3,75 secondes, 1 page [8]), mais le contenu de la composition ne souffre pas. Cela est mieux manifesté par l’exemple du «Monstre» de Naoki Urasawa.

«Monstre», dont l’histoire et les illustrations ont été créées par Urasawa, étaient publié dans le magazine Big Comic Original pendant sept ans, de 1994 à 2001. Ce manga a une énorme insertion thématique: crimes, éthique médicale, traumatismes psychologiques des enfants, lavage de cerveaux, tests psychologiques, amour humanitaire, période de l’Allemagne nazie et de la guerre froide. Le protagoniste est Kenzô Tenma, un neurochirurgien japonais qui vit et travaille à Düsseldorf, en Allemagne, mais est obligé de poursuivre un jeune psychanalyste nommé Johann, dont il a sauvé la vie une fois comme médecin. Ces deux personnages sont les pôles opposés de l’histoire: d’un côté c’est Tenma, qui travaille, croyant que toutes les vies humaines sont égales, et de l’autre côté c’est Johann, selon lequel les gens ne sont égaux que devant la mort. Urasawa exprime miraculeusement des émotions telles que la solitude, l’anxiété, la colère.

Les compétences de dessin d’Urasawa stupéfient non seulement avec les personnages de հéros très réels, mais également avec la précision de la reproduction des villes et des structures architecturales allemandes et tchèques des années 1980 et 1990.

La combinaison d’éléments visuels et verbaux permet à Urasawa de transmettre clairement les points de vue, les sentiments, les rêves et même les pensées des personnages, démontrant ainsi que les traits du visage des personnages parlent pour eux-mêmes, comme dans le film.

La plupart de ses histoires se terminent dans le doute, et l’artiste laisse  au lecteur de tirer des conclusions. La même chose est dans le cas de «Monstre». Tout au long de l’histoire, le monstre semblait être Johann, mais chaque chapitre suivant du manga, et en particulier le dernier, jette un doute sur l’identité du véritable monstre – Johann, sa mère ou chacun des personnages?

Ainsi, bien que le manga japonais ait une longue histoire de développement et remonte aux 12 et 13ème siècles, il n’a obtenu son apparence et sa structure modernes qu’après la Seconde Guerre mondiale, ce qui devient souvent la cause des perceptions contradictoires du manga. Et en dehors du Japon, le manga s’est bien répandu depuis les années 1980, en grande partie grâce à anime. Et considérant que notre connaissance du manga en Arménie commence trop souvent par la présentation de l’ anime basé sur celui-ci, et qu’il est impossible d’observer la diffusion du manga sans sa corrélation avec l’anime, distinguons trois chefs-d’œuvre de l’art graphique japonais intéressant à explorer à la fois dans les formats manga et anime. Ce sont:

 

Erika Fujiwara ՛An analysis of Contemporary Manga Culture in Japan and Sweden՛ 2010

  1. Fuller, Frank Robert, “The Atomic Bomb: Reflections in Japanese Manga and Anime” (2012). ETD Collection for AUC Robert W.Woodruff Library. Paper 357
  2. Neil Cohn ՞Japanese Visual Language The Structure of Manga՛ 2007
  3. Craig Norris ‘Manga, anime and visual art culture’ 2008
  4. Zakaria Dalil ‘Manga and Anime: A Gateway to the Japanese Culture: Moroccan Fan Community as a Case Study’ 2014-15
  5. Wong, Wendy Siuyi. (2006). Globalizing Manga: From Japan to Hong Kong and beyond. Mechademia: Emerging Worlds of Anime and Manga, Vol 1, Minneapolis: University of Minnesota Press
  6. Mark W. MacWilliams ‘Japanese Visual Culture: Explorations in the World of Manga and Anime’ Published 2015 by Routledge
  7. Roman Rosenbaum ‘Manga and the Representation of Japanese History’ 2013, Routledge
  8. The British Museum ‘Manga: a brief history in 12 works’ https://blog.britishmuseum.org/manga-a-brief-history-in-12-works/?_ga=2.45985964.965573278.1558007599-1690847896.1558007599
  9. https://www.britannica.com/art/comic-strip/The-first-half-of-the-20th-century-the-evolution-of-the-form#ref278938

 

[1] Fuller, Frank Robert, “The Atomic Bomb: Reflections in Japanese Manga and Anime” (2012). ETD Collection for AUC Robert W. Woodruff Library. Paper 357, p.6

[2] C. Norris ‘Manga, anime and visual art culture’  2008, p. 242

[3]  Le mot anime /アニメ/  décrit le type d’animation différent originaire du Japon, bien qu’il soit utilisé comme terme générique pour caractériser l’animation créée dans le monde entier.

[4] Les noms des séries animées ci-dessus étaient les versions les plus répétées du premier manga / anime publié en Arménie selon un sondage sur la page Facebook Armenian Anime Fans.

[5] Zakaria Dalil ‘Manga and Anime: A Gateway to the Japanese Culture: Moroccan Fan Community as a Case Study’ 2014-15, p 14

[6] Les mangas qui paraissent dans les magazines, peuvent être ultérieurement se rééditer sous la forme d’un tankôbon, qui est un recueil de parties séparées du manga.

[7] E. Fujiwara ‘An analysis of Contemporary Manga Culture in Japan and Sweden’ 2010,  p.16

[8] https://www.britannica.com/art/comic-strip/The-first-half-of-the-20th-century-the-evolution-of-the-form#ref278938

«Auteur: Héghiné Aleksanyan. © Tous droits réservés.»

«Traduit par Lilith Pétrossian.»

 

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