Réfugiés arméniens dans les anciens villages azerbaïdjanais : le processus d’appropriation physique des territoires

Information historique

Les Azerbaïdjanais qui constituaient la majorité de la population de la région de Vardenis en Arménie, ont quitté leurs maisons dans les années 1988-1990. Beaucoup d’Arméniens ont abandonné la RSS d’Azerbaïdjan et se sont installés dans les anciens villages azerbaïdjanais. Avant l’aggravation du conflit, les Azéris formaient la majorité ethnique de la population de Vardenis (environ 70%). Les Arméniens locaux ont été séparés à deux groupes socioculturels : les yaylas (la personne qui s’occupe de l’élevage du bétail dans les pâturages de haute montagne, mot turc), qui, en 1828, selon le Traité de Turkmanchai ont été réinstallés dans cette région, et les migrants survécus des massacres arméniens dans l’Empire ottoman en1895-1915. Il est à noter que ces groupes étaient des communautés relativement stables, dont les différences se manifestaient principalement au niveau du comportement verbal. Jusqu’à 1988 les Azéris et les yaylas locaux avaient un statut social plus élevé que les migrants qui se reflète le mieux dans le surnom méprisant «gelme» que les habitants leur ont donné (dérivé de la langue turque qui signifie nouveau venu). Après un processus complexe de changement du contingent ethnique dans la région (1988-1992), lorsque la majorité dominante de la population est devenue Arménienne, la structure et la stratification des groupes sociaux ont radicalement changé. Désormais, le label «gelme» a été attribué aux réfugiés arméniens d’Azerbaïdjan.

En raison de la dégradation de la situation socioéconomique du pays au début des années 1990 (séisme de Spitak, effondrement de l’Union soviétique, guerre de l’Artsakh), les relations entre les «locaux et réfugiés» se sont aggravées et ont pris une nouvelle dimension qui se caractérisait surtout par les nominations «les siens et les étrangers». Selon les données territoriales (08.2014-01.2015, le village de Metz Masrik, région de Vardenis, Arménie), les notions «réfugié» et «local» (yayla, migrant) ont joué un rôle particulièrement important dans l’identité des réfugiés aux premières années de leur réinstallation. Aujourd’hui, il existe des critères socio-économiques concernant les relations entre ces deux groupes tels que l’éducation, le statut social, la présence de parents à l’étranger, etc. Cependant, cela ne signifie pas que la contradiction «réfugié-local» a complètement disparu. Ce phénomène est toujours à jour, mais pas comme dans les années 1990, néanmoins la contradiction «réfugié-local» n’a pas complètement disparu. Ainsi, le but de cette étude est de montrer comment les processus d’adaptation et d’intégration se déroulent dans le nouvel environnement, quels problèmes surgissent au cours de ces processus et comment ils sont surmontés. De telles études peuvent servir de guide analytique pour éviter les angles aigus de processus d’intégration complexes.

Appropriation du territoire physique

Avant 1988, les localités de la région de Vardenis, habitées par la population mixte arménienne-azerbaïdjanaise, étaient divisées selon le principe ethnique. Ainsi, le village de Mets Masrik (en dépit d’être officiellement considéré comme une seule unité administrative) était divisé en deux parties par la route centrale du village où vivaient séparément les Arméniens et les Azerbaïdjanais. Les relations entre les deux groupes ethniques arméno-azerbaïdjanais étaient tolérantes et de bon voisinage. C’étaient des relations purement économiques (agriculture, élevage de bétail dans les hautes montagnes) et n’encourageaient pas les relations conjugales. Très rarement, ces relations auraient pu devenir une parenté.

Depuis 1988, un grand nombre de familles de réfugiés arméniens se sont installées dans des maisons rurales appartenant auparavant aux Azéris. La réinstallation était à la fois planifiée (organisée par les conseils de village) et spontanée (par des familles séparées). Dans les lieux, où la réinstallation complète était assurée et organisée par le programme d’échange des villages, les positions de travail et les statuts sociaux ont souvent été maintenus. En conséquence, les réfugiés, occupant les foyers autrefois azerbaïdjanais, recevaient un modèle d’interactions socio-culturel (expériences quotidiennes, relations sociales, compétences commerciales, etc.) qui a été développé pendant des décennies par les anciens groupes ethniques de cette région. Le fait que les réfugiés étaient considérés comme des étrangers pour les résidents locaux, était conditionné non seulement par leur réinstallation de l’Azerbaïdjan, mais aussi par le fait qu’ils occupaient la partie azerbaïdjanaise du village, qui provoquait involontairement l’hostilité, l’ignorance, le statut «azéri».

Dans la plupart des cas, la réinstallation des Arméniens d’Azerbaïdjan a eu lieu à un niveau individuel. Le processus d’appropriation des maisons et des villages a commencé plus tôt que la réinstallation des réfugiés arméniens en Arménie. Au début de 1988, la première vague de réfugiés azerbaïdjanais s’est déplacée en Azerbaïdjan des régions du sud de l’Arménie. Quand il est devenu clair que le conflit entre les deux républiques s’aggravait, les Azéris ont commencé à chercher des maisons (maisons, compagnes) dans le but d’échanger leurs biens avec les Arméniens vivant en Azerbaïdjan. Peu à peu, le phénomène a pris une ampleur significative : les Arméniens et les Azerbaïdjanais échangeaient leurs maisons, signaient des contrats, constituaient des documents sur l’échange de biens, vendaient et achetaient de nouvelles maisons. Ce processus a certainement facilité la réinstallation des deux côtés, car de nombreuses familles savaient déjà à l’avance où elles devraient déménager. Ils pourraient accepter ou refuser l’échange proposé, chercher une autre option plus acceptable.

Souvent les gens voyageaient par familles entières pour inspecter la maison, qu’ils avaient l’intention d’échanger eux-mêmes: ils examinaient la région, faisaient connaissance avec les habitants du village, avec leur mode de vie.

Interlocuteur (ci-après I.) – La ligne de bus Erevan-Getashen fonctionnait encore en 1988. Après la réinstallation nous y sommes allés quelques fois et avons apporté le reste du bien.

Auteur: (ci-après A.) – Comment s’est déroulé le processus de recherche d’un appartement adapté à l’échange ?

  1. – Les Azéris apprenaient les adresses des Arméniens des condominiums régionaux, nous rendaient visite et proposaient de faire un échange en nous présentent leurs conditions de vie et laissant leurs adresses ils partaient ensuite. Nous pourrions venir librement, regarder la maison, l’accepter ou pas. Notre famille a déménagé sans visiter et connaitre conditions de la maison. Nous avons d’abord échangé avec un propriétaire dont la maison, comme il s’est avéré plus tard, était vieille et dévastée. Nous l’avons rendue et l’avons échangée avec la maison actuelle. [1]

Des groupes de soi-disant intermédiaires (Arméniens, Azéris, Russes, Lézgins) ont été formés à la frontière arméno-azerbaïdjanaise à la ville de Ghazakh, dont le travail était de trouver les anciens résidents des deux côtés, rédiger les documents d’échange de biens, organiser le transfert en toute sécurité de la famille et de sa propriété, etc.

(I) – Lorsque la municipalité du village a voulu nous faire sortir de chez nous, nous sommes allés à la ville de Ghazakh, à la frontière arméno-azerbaïdjanaise, où les contacts entre les Arméniens et les Azéris se poursuivaient et à l’intermédiaire de différentes personnes nous avons trouvé le propriétaire de cette maison. Nous lui avons payé 15 mille roubles et avons officiellement acheté cette maison (DA, région de Vardenis, village Mets Masrik, 15.08.2014).

(I) – Deux Lézgins azerbaïdjanais, qui ont assumé la responsabilité de nous emmener jusqu’à la frontière, nous ont transportés avec deux voitures avec nos biens et nous étions obligés d’assurer leur mouvement en toute sécurité en Arménie, bien que rien ne les menaçait ici. [2]

Le processus de réinstallation a eu lieu progressivement : au cours des trois années, les représentants des deux parties venaient et partaient, transportaient des biens, formulaient des documents, vendaient des maisons et continuaient à s’occuper des cimetières, etc. Cela a continué jusqu’à ce que les deux républiques, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, se sont complètement débarrassées des représentants des groupes ethniques indésirables.

Pendant les premières années de réinstallation, les réfugiés ont activement commencé à adopter, modifier leur nouvel espace physique mais étrange pour eux où ils devaient s’installer. Tout d’abord, les colons ont commencé à changer la structure interne des anciennes maisons azerbaïdjanaises. Les vérandas en verre ont été remplacées par des murs en pierre (les anciennes maisons azéries à Mets Masrik étaient standardisées, à savoir la maison était composée de deux parties (salon et chambre à coucher) et la véranda avec l’entrée principale,  la cuisine et la salle de bain étaient très souvent des structures séparées),  les grandes pièces étaient divisées en salles plus petites, les murs ont été peints de couleurs plus claires (les murs des maisons azerbaïdjanaises étaient principalement, rouges, verts, bleus), les grilles de fenêtres métalliques  qui étaient propres aux maisons azerbaïdjanaises, ont été enlevées. Dans la plupart des cas, toutes les réorganisations subséquentes ont été associées aux concepts existants de commodité et de propreté de l’espace. Au cours de l’entretien, les expressions concernant le changement du foyer de «l’étranger, de l’ennemi» (destruction, reconstruction) étaient rares. Dans le village, il y a encore des maisons qui, depuis un quart de siècle, n’ont subi aucun changement et ont conservé leur intérieur «azerbaïdjanais» d’origine (image 1).

Image 1.

La reconstruction des maisons a été conditionnée par le fait que celles-ci et les bâtiments pour les travaux de ménage ont été partiellement démantelés par les anciens propriétaires et les Arméniens locaux pendant l’émigration et l’immigration : de nombreuses fenêtres ont été brisées, les portes, les châssis de fenêtres et les couvertures de toit ont été enlevés.

Pendant la réinstallation, la plupart des maisons étaient complètement vides compte tenu du fait que les réfugiés azerbaïdjanais avaient emporté la plus grande partie de leurs biens.

(I) –  A cette époque, il y avait encore quelques maisons libres, et les colons pouvaient choisir où vivre. Même les résidents locaux ont pu privatiser des maisons vides grâce à leurs connaissances et à leurs amis dans l’administration villageoise. Certaines maisons étaient en très mauvais état. Par exemple, tous les murs de la maison de mon voisin étaient tous dans les fissures et il était obligé de faire des travaux de rénovation. Quand ma famille a déménagé en décembre 1988, il n’y avait pas de portes et de fenêtres dans notre maison et nous avons dû rester chez le voisin pendant un mois. [3]

Au début des années 1990, de nombreux maisons et bâtiments sont restés simplement abandonnés ou utilisés à d’autres fins. Ainsi, les maisons d’habitation se transformaient souvent en étables, poulaillers, granges pour le stockage des céréales, hangars. Les maisons qui n’ont pas été habitées ont été démontées et vendues comme matériaux de construction ou ont été pillées par les habitants au fil du temps.

(I.) – Les maisons ont été démantelées dans des conditions mutuellement avantageuses, tant pour les réfugiés que pour les autorités locales. Lorsque les réfugiés ont déménagé, ils avaient besoin de matériaux de construction pour réparer les maisons. Eh bien, ils les ont volés des maisons vides abandonnées, pour lesquelles ils ont payé une amende de 60 roubles. Les Arméniens locaux se comportaient de la même manière. C’était très pratique et plusieurs maisons ont été détruites. [4]

Aujourd’hui, après un quart de siècle, les foyers relogés par les réfugiés ne sont pas perçus par eux comme leur maison «apropriée». Certains réfugiés ont pris des mesures pour faire des changements (construire, reconstruire des bâtiments) pour créer une «maison» selon leurs concepts de confort, où il serait possible de commencer une nouvelle vie. Mais, presque tous les bâtiments sont restés dans leur ancienne apparence. Cette observation peut avoir quelques explications. Souvent, l’espace physique et, en particulier, la maison devient l’objet d’expériences émotionnelles, dans laquelle  «son propre» (ancien) établissement était considéré comme «un endroit plus calme et meilleure où la personne avait des objectifs et des aspirations». Après la réinstallation, la maison, la campagne et la location acquises par les réfugiés ont été perçues comme non adaptés à la vie normale. À un niveau discursif, les nouveaux lieux sont souvent comparés aux lieux d’exil, travail dur où tout espoir pour l’avenir est perdu.

(I) – Il n’y a pas d’espoir ici. On dirait que c’est un camp destiné aux prisonniers de guerre [5].- Nous sommes venus du «paradis» en «enfer». Comment puis-je prétendre que je me sens chez moi ici ? [6] – Quand nous sommes arrivés et avons vu la quantité de neige ici dans les montagnes, c’était l’impression que nous avons été déportés quelque part en Sibérie. [7]

Les souvenirs collectifs des colons sur la «petite patrie» disparaîtront apparemment avec leurs porteurs. La perception de la «bonne» maison abandonnée forme l’idée d’un individu de vivre temporairement dans un nouveau lieu de résidence et involontairement il n’a pas d’envie de construire son avenir dans cet endroit.

(I) –  Est-il possible de vivre comme ça? Nous semblons vivre à la gare, dans l’attente éternelle d’une nouvelle réinstallation! [8]

Les souvenirs des villages et des villes natales que les réfugiés ont été obligé de quitter étaient généralement remplis de tristesse et de nostalgie. La différence entre les notions de situations «maintenant – ici» et «alors – là» est très controversée surtout pour la génération plus âgée.  «Là tout était beaucoup mieux, gai, significatif, ici tout est pire, insensé et vide». L’accent mis sur la perception négative de tous les changements – de la météo au goût de l’eau, des odeurs, du climat – se fait dans le contexte des souvenirs d’une économie «riche/propre», acquise par son propre travail, mais par la volonté du destin perdu.

(I) –  Tu devrais voir le jardin d’enfants à demi détruit et sal que mon enfant a fréquenté. À Bakou, il a fréquenté un jardin d’enfants d’élite, qui était l’un des meilleurs. Il avait quatre ans quand nous avons déménagé et il ne connaissait même pas un mot en arménien. Nous avons tout perdu. À Bakou, je vivais une vie heureuse et insouciante. J’avais un appartement de trois pièces élégamment rénové selon les normes de cette époque. J’avais un travail bien rémunéré et le salaire de mon mari était tout simplement luxueux pour l’époque. [9]

Pour beaucoup de gens, la différence entre «bon» et «mauvais» était fondée sur les souvenirs du bien-être social pendant les années soviétiques. La réinstallation forcée et l’effondrement subséquent de l’Union soviétique ont recoupé à la fois la mémoire des réfugiés et la mémoire des Arméniens locaux. Beaucoup d’entre eux ont lié leur réinstallation aux mauvaises conditions de vie résultant de l’effondrement de l’URSS.

(I) – Quand l’Union Soviétique s’est effondrée, les Turcs locaux sont partis [10], en même temps, un grand nombre de réfugiés ont afflué, avec laquelle la génération plus âgée des Arméniens locaux n’ont pas pu se reconcilier. Ils accusaient les réfugiés pour la dégradation du niveau de vie et ont souvent répété  «Nous vivions bien avec «nos» Turcs et après l’arrivée des réfugiés tout est tombé en décadence». Mais le problème n’était pas lié au départ des Azerbaïdjanais de l’Arménie, mais à la chute de l’Union soviétique, à la guerre et à l’aggravation de la crise économique. C’est ce qui est devenu une tragédie pour eux. [11] Autrement dit, la «perte» irrévocable du micro-monde créé par eux et leurs ancêtres, a causé des difficultés pour les deux parties (immigrants et hôtes).

La mémoire individuelle sur la maison abandonnée était également exprimée au niveau subconscient. Comme le disent beaucoup de réfugiés, dans leurs rêves, ils ne voient que leurs anciens lieux de résidence, qui apparaissent comme une sorte de souvenir de «leur» maison.

(I) –  Dans mes rêves, je ne vois que le mode de vie, la maison que nous avons laissée là. Je ne vois jamais cette maison. Je vois Kirovabad, Khanlar et jamais ce village [12]. Ce sont tous les souvenirs de notre enfance. J’ai passé mon enfance dans le village de Chardakhlu, et bien sûr, dans mes rêves je vois mon village natal et de mon enfance là-bas. Mais, hélas, rien ne peut être retourné (le dit en secouant sa main et s’en va les larmes aux yeux). [13]

Pour résumer, nous pouvons affirmer que la nouvelle image sociale des réfugiés a été définie et caractérisée par la fusion des différentes composantes culturelles, qui est apparu également dans les localités nouvellement acquises (la réinstallation et la répartition des maisons et des localités, etc.). Les caractéristiques de la culture qui ont servi de marqueurs pour la frontière sociostructurelle entre les Arméniens et les Azerbaïdjanais ont été projetées au fil du temps dans les relations entre les représentants des différents groupes d’Arméniens – locaux et réfugiés. Ce phénomène peut également être vu par l’exemple d’un espace symbolique (cimetières, sanctuaires locaux, etc.), qui couvre beaucoup plus le niveau émotionnel de ces relations.


  1. Бурдье П., Социология социального пространства. – СПб : Алетейя, 2005
  2. Де Ваал Т., Черный сад. Армения и Азербайджан между миром и войной. – Москва : Текст, 2005.
  3. Гусейнова С., Акопян А. и Румянцев С. Кызыл-Шафаг и Керкендж: история обмена селами в ситуации Карабахского конфликта. – Тбилиси : Heinrich Boll Stiftung: South Caucasus, 2008.
  4. Штырков С., Конструирование коллективной исторической памяти в локальной традиции: возможный подход к построению интерпретационной модели // Староладожский сборник. – Санкт-Петербург : [б.н.], 1998 г.
  5. Lefebvre H., The production of space. – Cambridge: Blackwell, 1991

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[1] Travail de terrain (ci-après TT), région de Vardenis, village de Mets Masrik, 10.08.2014

[2] TT, région de Vardenis, village de Sotk, 23.08.2014

[3] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 11.08.2014

[4] TT, région de Vardenis, village de Sotk, 23.08.2014

[5] Pris des matériels de terrain de G. Petrosyan, projet de recherche – workshop «Dialogue culturel pour une coexistence harmonieuse» organisé par le Centre de recherche scientifique d’«Azarashen» en 1988-1999

[6] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 02.08.2014

[7] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 04.08.2014

[8] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 04.08.2014

[9] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 25.08.2014

[10] Dans le langage familier arménien, les Azéris (Tatars du Caucase) sont appelés Turcs, étant donné que ces derniers sont turcophones se sont comparés automatiquement avec les Turcs Turquie.

[11] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 07.08.2014

[12] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 10.08.2014

[13] TT, région de Vardenis, village de Mets Masrik, 02.05.2014


Auteur :  Evia Hovhannisyan

Traduit par Shushanik Makaryan © Tous droits réservés.


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